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Laissez-vous porter par ce qui vous fait vibrer au plus profond de vous, jusque dans la moindre petite cellule qui vous anime... Tout le monde est prêt ? Lâchez prise, le voyage commence ici...

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CUBA : Baracoa / Bayamo / Trinidad

Sur la route en direction de Baracoa nous nous arrêtons à Guantanamo pour la pause déjeuner; les gens ont l’air perplexe dès lors que nous leur demandons la direction d’un resto, nous échouons dans un petit boui-boui sans nom où l’on nous sert de la viande avariée... La route de Guantanamo à Baracoa est connue comme l’un des plus beaux itinéraires de Cuba; nous longeons une côte rocheuse bordée çà et là de petites criques et de champs de cactus. La route serpente entre mer et collines pelées, tombant parfoiCuba - Route de Baracoa à Guantanamos en petites falaises de calcaire abruptes, sur des villages de pêcheurs composés de cases traditionnelles aux toits recouverts de palmes. Nous faisons une halte photo à la Playa Yateritas, recommandée et réputée belle par le Guide du Croutard, déçus de ne trouver qu’une plage moche et polluée nous rebroussons chemin, où je trouve le moyen de m’embourber dans le sable, obligeant ainsi tout le monde à descendre pour pousser la voiture... Nous poursuivons par le viaduc de la Farola, route en lacets accrochée à flanc de montagne par d'énormes piliers en béton; le soleil ne va pas tarder à se coucher et les marmailles prennent leur bain dans la rivière. La route s’élève dans la Sierra del Plurial jusqu’au mirador d’Alto de Cotilla d’où l’on jouit d’un panorama grandiose sur la sierra; nous achetons à des paysans une tablette de bon chocolat (ça nous change de l’Asie du Sud Est et du Costa Rica) ainsi que des cucuruchos (délicieux met à base de noix de coco râpé enveloppée dans un cornet en feuille de palmier).

Nous délaissons la sécheresse de la côte pour un décor verdoyant de bananeraies, cocoteraies et plantations de café; dans un virage le Che, perché sur un rocher, veille sur les visiteurs. Après quelques déboires dans des casas particulares, nous finissons par nous installer dans un genre d’hostal où le personnel est sympa et la bouffe bonne. Nous petit déjeunons sur un fond sonore de cochon en train de se faire égorger, assis sur des chaises en peau de vache. Devant un match diffusé à la télé, Maryline tente tant bien que mal de comprendre les règles du baseball, explications du patron à l’appui et bière à la main. Nous sortons nous balader sur le Malecón (promenade en bord de mer) très moche et jonché d’habitations délabrées, jusqu’au bout de la ville où nous apprécions la vue sur le Yunque (montagne de forme tabulaire) et la plage. Nous grimpons ensuite au Castillo, perché au sommet d’une colline et infesté de cafards, d’où nous profitons d’une magnifique vue sur la baie et la ville. Nous filons ensuite boire un verre à la casa de la Trova (ensemble de registres musicaux cubains) où chaises et tables sont installées à même la rue tandis que les musiciens jouent sur le trottoir; le chanteur choisit quelqu’un du public à qui il adresse chaque chanson, une charmante argentine se lève pour danser avec lui. Nous passons devant une galerie d’art exposant de belles peintures chargées d’émotions; puis nous achetons de l’eau et des bières dans une drôle de petite supérette où ils vendent des lits et des meubles, en plus de quelques produits alimentaires et de beauté. BaracoCuba - Baracoaa, située face à la mer et au pied de montagnes couvertes d’une végétation tropicale luxuriante, est une bourgade tranquille au charme subtil, avec ses vieilles maisons de bois et son petit centre animé dans lequel on rencontre plus de vélos-taxis que de voitures. Suite à une descente de 1000km sur des routes chaotiques à bord d’une voiture chinoise pourrie, mes parents privilégient l’avion pour retraverser l’île, nous les quittons donc ici.

Sur la route nous nous faisons arrêter par la police, jusqu’à présent à chaque fois qu’elle voyait nos têtes d’étrangers elle nous disait aussitôt de circuler (ils ont pour habitude de laisser les touristes tranquilles) mais ce jour là elle en a décidé autrement. Je ne suis pas sereine car l’état de nos pneus est vraiment pitoyable, et nous avons trouvé le moyen de perdre tous les papiers de la voiture en route... (sachant que l’agence de location est fermée). Je me contente de présenter au policier mon permis de conduire et le contrat de location, après avoir bien scruté mon visage il finit par me faire signe de circuler. Après une longue route épuisante nous arrivons enfin à Bayamo où nous tournons en rond et cherchons désespérément notre casa. Lorsque nous demandons notre chemin à un passant pour la énième fois, un chauffeur de gua gua (bus local) nous propose de le suivre car il se rend dans le coin; arrivées dans la rue de notre casa nous nous arrêtons pour vérifier le numéro sur notre guide, le proprio (Jose, un amour de cubain) nous aborde à notre voiture pour nous demander si à tout hasard ce n’est pas sa maison qu’on cherche... Nous nous installons chez Jose et Olga, un charmant couple d’une gentillesse et une amabilité sans égal, leur casa est très moderne et offre un joli patio et une chambre digne d’un hôtel. Olga nous prépare un délicieux repas avec des cuisses de poulet énormes puis nous prend en photo pour le souvenir. Après une bonne nuit et un réveil matinal nous prenons la route pour Trinidad, Jose nous accompagne au garage à quelques rues de là et remarque une de nos roues crevée. Maigrelet, il peine à changer la roue dont un boulon est bloqué, large sourire aux lèvres, il nous dit que sa femme Olga (obèse) aurai certainement eu plus de chance que lui... Nous lui faisons un gros bisou et filons à la station essence la plus proche pour essayer de faire réparer le pneu, car nous appréhendons de faire 500km sur des routes abîmées avec un pneu de dépannage. Sur la route nous voyons un homme coucher sa moto au sol pour récupérer le peu d’essence qu’il lui reste au fond du réservoir pour pouvoir démarrer... C’est dimanche et le mécano ne travaille pas, un homme très gentil nous demande s’il peut nous aider, nous lui expliquons la situation et il interpelle aussitôt un employé de la station ayant fini son service de nuit, et attendant le bus pour rentrer chez lui. Après sa longue nuit de travail Eddy n’est pas très motivé à nous Cuba - Route de Sancti Spiritus à Trinidadaider, l’autre homme insiste lourdement et il finit par céder... après avoir traversé toute la ville nous arrivons chez un mécano à l’ancienne (on se croirai presque en Afrique) qui, en voyant l’état de nos pneus arrières nous conseille de les changer au plus vite car dangereux. L’attente est longue et Maryline qui a très envie de faire pipi cherche désespérément un resto, un habitant auprès de qui elle se renseigne lui propose gentiment d’utiliser ses toilettes à l’ancienne. Une fois le pneu réparé nous faisons une bise à Eddy et lui donnons un billet (qu’il refuse) pour le remercier du temps accordé malgré sa fatigue, puis nous le déposons chez lui; nous éclatons de rire lorsque nous voyons la centaine d'haricots rouges qu’il a semé dans la voiture en soulevant son sachet troué...

Nous voilà enfin sur les routes, avec beaucoup de retard; nous réalisons l’ampleur du problème de transports à Cuba lorsque nous voyons une ambulance prendre des autostoppeurs... Plusieurs locaux coupent de l’herbe sur le bord de la route pour la donner à leurs chevaux; nous croisons une famille entière (parents + trois enfants) se déplaçant sur un même vélo... Nous prenons trois autostoppeuses que nous lâchons à Cienfuegos; la route entre Sancti Spiritus et Trinidad est magnifique, nous apprécions un beau coucher de soleil sur la Valle de los Ingenios avec ses montagnes entourées de champs de canne à sucre et de bananeraies. Je tombe sous le charme de Trinidad, jolie petite ville paisible aux ruelles pavées à l’ancienne, bordées de maisons coloniales aux façades colorées et d’habitations vieilles de deux ou trois siècles. C’est un vrai bonheur de prendre le temps de flâner et se perdre dans ses ruelles; sur les pas de portes la gentillesse et la non chalence sont au rendez vous, au rythme des chaises à bascule. Nous nous installons dans la casa d’une dame très gentille mais dont les deux uniques neurones ne fonctionnent pas ensemble...

Nous partons au mirador de la Valle de los Ingenios, fréquenté de rapaces et offrant un beau panorama; sur la route nous croisons une vieille voiture américaine transportant huit passagers, ainsi des que charrettes tellement blindées de sacs d’herbe qu’on en voit même plus le conducteur... Nous poursuivons notre visite par le Puerto Casilda inondé de petits bateaux en bois coloré, puis la playa Ancon où nous ne faisons pas long feu... A peine sorties de la voiture nous nous faisons attaquer par une rafale de moustiques, un employé d’un des bars de la plage claque une dizaine de moustiques sur lui en quelques secondes puis, l’air de rien, s’arrête aussitôt qu’il nous voit passer... et se remet à les chasser dès lors qu’on s’éloigne de lui. Nous partons faire pipi Cuba - Route de Sancti Spiritus à Trinidaddans l’hôtel d’à côté, je suis effarée face à la cinquantaine de moustiques que j’aperçois sur un carreau d'à peine dix centimètres carrés, nous regagnons la voiture en courant... Le lendemain nous nous réveillons sous un ciel pluvieux, nous profitons d’une accalmie pour aller flâner dans le centre historique, où nous déjeunons dans un resto avec un joli patio animé par des musiciens. En fin de journée nous sortons boire un verre à la casa de la musica où cubains et touristes aiment se retrouver autour d’un cocktail en présence de musiciens; nous goûtons à de délicieux beignets de songe accompagnés d’un mojito, puis nous testons la conchanchara (boisson locale à base de rhum, miel et citron). Le premier groupe de musiciens termine sa prestation, en forme (...) j’interpelle le percussionniste, curieuse de savoir comment sont faits les bongos cubains pour avoir un son aussi chaud. Montés d’une radiographie d’un côté (!) et d’une peau de mule de l’autre, les bongos des musiciens cubains n’existent nulle part ailleurs car ils sont arrangés de façon artisanale une fois achetés en magasin. Le percussionniste me les propose, j’essaie de négocier le prix mais à la vue de mes yeux pétillants d’envie, il ne lâche pas un centime... Il a plu toute la nuit et nous nous réveillons encore sous la pluie, il est temps de prendre la route.

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F
Très bel article. La première photo me rappelle le film « d’anacounda » avec la forêt à proximité et le petit chalet au milieu de la rivière. Cuba c’est le paradis de la nature, où que tu passes,<br /> la verdure est toujours présente. Ce qui a été désagréable moi, c’était les moustiques. Mais c’est compréhensible à cause des mangroves et autres plantes aquatiques.
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R
<br /> <br /> Merci Christelle =) Comme tu le dis Cuba est une terre émouvante. Je vois qu'on a la même philosophie du voyage...<br /> <br /> <br /> <br />
J
Hello,<br /> de très belles choses sur ton blog !<br /> bonne soirée<br /> Joelaindien
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R
<br /> <br /> Merci Joelaindien =)<br /> <br /> <br /> Bonne journée<br /> <br /> <br /> <br />
S
Ton récit est passionnant! Je suis aussi allée à Cuba, j'ai d'ailleurs commencé quelques articles sur mon blog (qui est tout récent), et je donne mes impressions, n'hésites pas à me donner les<br /> tiennes !
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R
<br /> <br /> Salut Souroure, merci pour ton commentaire =) Cuba est une destination dont j'ai toujours rêvé, et c'est vraiment un monde à part que j'ai pris plaisir à découvrir... Sympa ton blog. Bonne<br /> continuation à toi=) <br /> <br /> <br /> <br />
A
Salut les Filles<br /> Voila longtemps que je ne vous ai pas écrit car j'ai mes petites filles et je suis très prise ,mais je lis vos commentaires avec toujours autant de plaisir . Je vois que vous avez un meilleur<br /> climat qu'en Asie et que le voyage est toujours aussi interressant je vous souhaite bonne route<br /> A + Annie
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R
<br /> <br /> Coucou Annie,<br /> <br /> <br /> Merci pour ton commentaire, on se demandait où tu étais passé ;)<br /> <br /> <br /> On est rentré début Juin en France, si t'as un temps pour un ptit pastis cet été, fais nous signe.<br /> <br /> <br /> Je suis bien à la bourre sur la diffusion de mes articles... Il m'en reste encore 2 à publier sur la fin de notre voyage (je le ferai dans la quinzaine)<br /> <br /> <br /> Une grosse bise!<br /> <br /> <br /> <br />